Un environnement naturel surprenant.

La randonnée à VTT est une façon originale de « plonger » au coeur de la nature.

« Les Chemins du Mont » parcourent le bocage normand, avant de se fondre dans les herbus de la baie du mont St Michel.

Le bocage, paysage sorti du fond des temps, façonné par les défricheurs en quête de terre nourricière, remodelé depuis la mutation de l'élevage et l'agriculture Hi-Tech, offre aujourd'hui un compromis visuel significatif entre son nature initial et son agraire actuel.

L'ouest de l'Orne et le Sud Manche sont constitués de deux longues crêtes orientées Ouest Est, prolongement du massif armoricain, entaillés de façon brutale par des ruisseaux aux allures de torrent et séparées par une dépression plus ou moins large qui se confond à l'univers maritime au pied d'Avranches.

Constituées de grès dur et de granite, solides et bien plantées, elles culminent entre 320 et 350 mètres, offrant de larges panoramas à 180°, de véritables balcons, de belles « échappées » sur le patchwork bocager avranchin et les villages qui si sont installés.

Dans l'argile du fond, cherchant son passage, le fleuve Sée tout d'abord, tourmenté et fantasque, s'évertue à mettre sa puissance hydraulique au service des moulins de toutes sortes. Assagi, il rejoint, lassif et sinueux, la mer au pied du Rocher de Tombelaine.

C'est dans ce cadre géologique, naturel et tourmenté que chaque année, la rando des chemins du Mont se réalise.

Les chemins

Les chemins, dont la vocation première est de relier hameaux et villages, propriétaires, métayers et ouvriers de toutes conditions, se sont installés le long des talus et des haies érigés pour contenir l'érosion, retenir l'eau et stabiliser la couche arable. De traverses ou longeant les cours d'eau, bordés de pierres sèches ou de dalles de granit, d'arbres bien ancrés ou de cépées de châtaigniers,

  • Ils plongent ou s'érigent sur les pentes abruptes de la Montjoie ou du Petit-Celland.

  • IIs dégringolent jusqu'au moulin du Val d'Enfer ou le long du ruisseau de Pierre-Zure.

  • Ils contournent les vallons cultivés ou les herbages clôturés.

  • Ils serpentent, « unitrace », le long de la rivière ou de l'étang et dans les sous bois. Ils nous amènent jusqu'aux moulins, actifs, restaurés ou ruinés.

  • Ils osent venir rôder autour des vestiges d'une agriculture rouillée, disparue.

  • Minéraux, ils nous conduisent jusqu'aux « Picauts » des carrières d'ou sorte le « Bleu de Vire » de la Montjoie.

  • Historiques, ils nous rappellent, les combats des chouans.

  • Ils croisent aussi, au hasard de quelques dalles, l'itinéraire d'une voie romaine.

  • Ils viennent se mettre dans les traces des diligences du chemin royal qui vient de Paris et s'en va jusqu'à Brest.

  • Ils nous conduisent jusqu'aux châteaux ou nous attendent Marquis et Comtesse.

Bucoliques, ils emmènent les amoureux des vieilles pierres, des oiseaux, des fleurs, de la petite reine » sur les terrains de leurs passions.

S'évanouissant sur l'herbu, ils amènent jusqu'à destination. Ils conduisent les « Miquelots » jusqu'à l'archange du Mont St Michel.

Ils sont aujourd'hui « Les Chemins du Mont ».

Nos « Chemins du Mont ».

Ceux des cyclotouristes flériens de Val de Vère,

pour tous les adeptes des Vertes tout terrain.